Les Rétro-clones

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Les rétro-clones

Le terme de rétro-clone a été inventé par Daniel Proctor, il désigne la reproduction la plus fidèle possible d’une ancienne version de Donjons & Dragons (voire d’un autre ancien jeu de rôle).

Classification des Clones :

  •  Les « rétro-clones » sont des copies les plus fidèles possibles Clone_proctorde jeux anciens ;
  • Les « quasi-clones » (near-clones) modifient de manière significative le matériau de départ ;
  • Les « néo-rétros » englobe les deux catégories précédentes mais cherchant plutôt un jeu « moderne ». à noter que ce mouvement des clones est également appelé OSR (Old-School Renaissance ou Old-School Revival).

OSRIC

La première tentative de clone est « Project74 » initié en 2003 et inachevé. Ce quasi-clone mélangeait plusieurs anciennes éditions de Dungeons & Dragons en y apportant des modifications issues du D20 system. En 2006, initié par Matthew Finch et finalisé par Stuart Marshall, le véritable premier rétro-clone naquit : OSRIC, un jeu qui choisit de faire renaître une ancienne édition (AD&D1 en l’occurrence), en paraphrasant quasi-complètement ses règles. Ce jeu est la concrétisation d’un mouvement né début 2000 suite à la sortie de D&D3 et la licence OGL. Une fois la brèche ouverte Suite à OSRIC, plusieurs créateurs se lancèrent dans le clonage des anciennes éditions :
Castle & Crusade quasi-clone de AD&D1
Labyrinth Lord, rétro-clone des Basic et Expert set de 1981
Swords & Wizardry, rétro-clone d’OD&D.

En français ?

Le premier clone français est un quasi-clone d’OD&D : Épées & Sorcellerie créé par Nicolas Dessaux paru en 2006. Depuis une multitude de clones sont sortis, en voici la liste :

Pourquoi jouer à un rétro-clone ?

Vous vous demandez peut-être pourquoi des joueurs voudraient jouer à ces jeux ? Les raisons sont multiples, mais la principale est simple : ils veulent revenir à quelque-chose qui a été perdu au fur et à mesure des nouvelles versions du jeu. De plus, les anciennes éditions n’étant plus disponibles à la vente, hormis sur le marché de l’occasion, le seul moyen de continuer à pratiquer leur jeu favoris fut le clone. Car l’idée géniale est que le copyright n’existe pas sur les règles mais sur des éléments bien spécifiques. Par exemple, dans D&D, la règle sur les combats n’est pas « copyright TSR ». En revanche, « Player’s Handbook © » ou « illithid © » sont tous des termes licenciés que l’auteur du rétro-clone ne peut pas utiliser. OSRIC fournit sur son site une liste noire de tous les termes à ne pas utiliser. Il est donc possible « cloner » un jeu de rôle à condition de ne pas le citer une seule fois et en évitant toute référence directe.

 

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